Recherches sur les TAs menées par l’ACTA

Au fil des ans, l’ACTA a réuni des spécialistes de partout au pays pour qu’ils mènent des recherches sur des aspects précis des troubles d’apprentissage qui intéressent particulièrement ses membres. Plusieurs de leurs conclusions ont eu une influence marquée sur la formulation de politiques et de programmes qui se sont traduits par un meilleur accès à des possibilités plus équitables pour les personnes qui ont des troubles d’apprentissage, leur famille et ceux qui travaillent avec elles à l’école, à la maison, au travail et dans la collectivité. Plusieurs de ces articles ont été publiés dans les revues professionnelles, malheureusement pas tous en français.

Vous trouverez ci-dessous des liens vers certaines des dernières études publiées.

Février 2009 - The Mental Health of Canadians With Self-Reported Learning Disabilities

Journal of Learning Disabilities, Vol. 42, No. 1, 24-40 (2009)

(en anglais seulement)

Co-chercheurs principaux : Alexander M. Wilson, Ph.D., directeur du Centre Meighen de l’Université Mount Allison (Nouveau-Brunswick) et Adele Furrie, consultante en statistiques sur les handicaps à Ottawa, assistés des chercheurs Elizabeth Walcot-Gayda, Ph.D., boursière postdoctorale à l’Université de Sherbrooke à Sherbrooke (Québec) et Catherine Deri Armstrong, Ph.D., du Département de sciences économiques de l’Université d’Ottawa. Dans le cadre de l’étude de recherche appliquée novatrice « Aspect canadien des troubles d’apprentissage » (ACTA-PACFOLD) publiée en mars 2007, cette équipe a aussi examiné les taux de problèmes de santé mentale chez les personnes ayant des troubles d’apprentissage de 15 à 44 ans, à partir d’un vaste ensemble de données représentatif de toutes les régions du pays.

Résumé

On s’inquiète de plus en plus de la santé mentale des personnes ayant des troubles d’apprentissage. Celles-ci sont deux fois plus susceptibles que les autres de faire état de stress élevé, de dépression, de troubles anxieux et de pensées suicidaires, de consulter des spécialistes de la santé mentale et d’être généralement en moins bonne santé mentale. Des analyses de régression à variables multiples ont permis d’établir que ces taux nettement plus élevés de problèmes de santé mentale subsistent à l’égard de ces six paramètres, une fois écartés les facteurs de confusion comme le revenu, la scolarité, le soutien social et la santé physique. En ce qui a trait aux pensées suicidaires, à la dépression et à la détresse, l’écart était encore plus prononcé chez les adultes (30 à 44 ans) que chez les adolescents (15 à 21 ans). Par rapport au reste de la population, les hommes ayant des troubles d’apprentissage étaient plus susceptibles de faire état de dépression ou de troubles anxieux et de consulter des professionnels de la santé, tandis que les femmes ayant des troubles d’apprentissage étaient plus susceptibles de faire état de détresse, de pensées suicidaires et d’une santé mentale généralement plus fragile. Dans l’ensemble, on n’a pas constaté que les troubles d’apprentissage causaient davantage de problèmes de santé mentale selon le sexe.

Novembre 2008 - A Pan-Canadian perspective on the professional knowledge base of learning disabilities

D.F. Philpott & M. Cahill

International Journal of Disability, Community and Rehabilitation (IJDCR)

Volume 7, No. 2 (Fall 2008)
http://www.ijdcr.ca/VOL07_02_CAN/index.shtml

(en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs étudient la connaissance des troubles d’apprentissage (TA) chez les professionnels au Canada en examinant la formation préalable des enseignants et des psychologues, ainsi que l’existence d’une politique visant à orienter leur travail. On accorde une attention particulière aux pratiques d’évaluation et aux processus de mise en place d’accommodements scolaires pour les étudiants ayant des troubles d’apprentissage. L’éducation étant un domaine de juridiction exclusivement provinciale et territoriale au Canada, les auteurs ont voulu explorer les points communs des politiques éducatives et des normes de connaissances applicables aux professionnels chargés de répondre aux besoins de ces étudiants. Les conclusions révèlent une grande diversité au niveau des professionnels qui travaillent avec des étudiants ayant des TA et des modèles de soutien offerts à l’école. Néanmoins, l’étude soulève des questions sur la connaissance des TA et la nécessité d’accroître les possibilités de perfectionnement professionnel, en plus de réclamer un dialogue sur des politiques communes dans les écoles canadiennes.

Mars 2007 – Aspect canadien des troubles d’apprentissage (ACTA-PACFOLD)

(certains documents en français seulement) www.pacfold.ca

L'ACTA est une étude de recherche appliquée novatrice entreprise en 2004 par l’Association canadienne des troubles d’apprentissage (ACTA) grâce à une subvention de 302 000 $ du gouvernement fédéral – Programme de partenariats pour le développement social – Composante personnes handicapées.

L’étude a été menée par une équipe de chercheurs canadiens de premier plan dirigée par les co-chercheurs principaux Alexander M. Wilson, Ph.D., directeur du Centre Meighen de l’Université Mount Allison (Nouveau-Brunswick) et Adele Furrie, spécialiste des statistiques sur les handicaps à Ottawa, assistés des chercheurs Elizabeth Walcot-Gayda, Ph.D., boursière postdoctorale à l’Université de Sherbrooke à Sherbrooke (Québec), Catherine Deri Armstrong, Ph.D., du Département de sciences économiques de l’Université d’Ottawa, et Andrew Archer, spécialiste en extraction de données d’information. La recherche visait à établir ce que signifie le fait d’être un enfant, un jeune ou un adulte avec des troubles d’apprentissage au Canada.

Publiée en mars 2007, cette étude en trois étapes axée sur l’obtention, la quantification et la diffusion des connaissances, permet de mieux comprendre l’incidence des troubles d’apprentissage sur la vie des enfants, des jeunes et des adultes au Canada, et sur les défis que ceux-ci doivent affronter.

L'étude ACTA confirme à l’évidence ce que nos associations avaient constaté de façon empirique depuis des décennies – sans diagnostic, traitement ou accommodement, les personnes ayant des TA ne peuvent réaliser leur potentiel, ce qui entraîne des coûts élevés pour l’économie canadienne.

L’Association met le site web de cette étude à la disposition des décideurs, des professionnels, des médias, des parents et du public pour garantir l’accès aux données essentielles entourant les TA et pour sensibiliser la population aux TA et aux personnes qu’ils touchent.

Janvier 2002 – Nouvelle définition officielle des troubles d’apprentissage adoptée par le conseil d’administration de l’ACTA

Fruit de six ans d’efforts, la nouvelle définition officielle des troubles d’apprentissage a été ratifiée par les membres de l’ACTA de toutes les provinces et territoires du pays. La nouvelle définition inclut toute la gamme des troubles d’apprentissage et de leurs conséquences sur les personnes et les familles.

En quoi cette définition se distingue-t-elle de la précédente ? La nouvelle définition nationale scientifique repose sur des recherches solides rassemblées pendant six ans par un groupe de spécialistes canadiens. (lien vers Neurobiological Basis of Learning Disabilities: An Update)

Cette définition reprend les quatre conclusions importantes de la recherche : les troubles d’apprentissage durent toute la vie, sont neurobiologiques, sont génétiques et touchent à tous les aspects de la vie et PAS seulement à l’éducation.

Cette nouvelle définition aura un impact important sur la pratique médicale et devant les tribunaux, alors que de plus en plus de professionnels reconnaissent l’impact réel des TA sur les personnes.

Janvier 2002 - Learning Disabilities in Canada: Economic Costs to Individuals, Families and Society préparé pour l’ACTA par le Roeher Institute

(en anglais seulement)

Résumé

Cette étude estime les coûts différentiels directs et indirects des troubles d’apprentissage (TA) pour les personnes ayant des TA, leur famille et la société en général. La recherche porte sur les gens ayant des TA de la naissance à la retraite et examine les coûts directs que ces personnes et leur famille doivent assumer et les coûts pour les programmes publics (et privés) :

  • Services hospitaliers
  • Services des médecins
  • Divers services de santé et services sociaux
  • Médicaments
  • Services d’éducation
  • Services de justice criminelle
  • Compensation de revenu par le Régime de pensions du Canada, l’Assurance-emploi, l’indemnisation des accidents du travail et les programmes provinciaux d’aide sociale
  • Services dispensés par les organismes communautaires pour aider les personnes ayant des TA à accomplir leurs activités quotidiennes

L’étude examine les coûts indirects suivants pour les personnes ayant des TA et leur famille :

  • Réduction du revenu des personnes ayant des TA
  • Réduction du revenu des ménages Pour en savoir plus…..

Automne 2001 – Neurobiological Basis of Learning Disabilities: An Update

Learning Disabilities: A Multidisciplinary Journal, Volume 11, No. 2. (2001)

(en anglais seulement)

Chercheurs principaux : Christina Fiedorowicz, Ph.D., CPsych.; Esther Benezra, Ph.D., BCL, LLB; G. Wayne MacDonald, Ph.D.; Barbara McElgunn, inf. et conseillère en politique de santé à l’ACTA, Alexander (Les) M. Wilson, Ph.D.; Bonnie J. Kaplan, Ph.D.

Résumé

L’ACTA a rassemblé les auteurs pour qu’ils résument toutes les recherches publiées montrant que les troubles d’apprentissage sont de nature neurobiologique. L’article passe en revue les recherches récentes sur les troubles d’apprentissage et notamment sur le trouble de l’acquisition de la lecture. Il résume les conclusions de nombreuses études de nature neurobiologique et neuropsychologique faisant appel à des méthodologies très différentes. Au vu des preuves recueillies, ils paraît impossible de nier que les troubles d’apprentissage sont des manifestations d’un développement ou d’un fonctionnement atypique du cerveau.

Autres Ressources